Cendriers

Le cendrier de table ou de bureau s'impose, dès le milieu du XIX e siècle, comme un accessoire à part entière de la culture du fumeur. Destiné à recueillir la cendre et à poser le cigare ou la cigarette entre deux bouffées, il devient rapidement l'objet d'une attention artisanale soutenue, notamment en France, en Angleterre et en Autriche-Hongrie. Les grandes maisons d'orfèvrerie — Christofle, Puiforcat ou leurs homologues britanniques enregistrés à la marque de Birmingham ou de Chester — produisent alors des pièces en argent massif ou en métal argenté aux galbes soignés, tandis que les manufactures de porcelaine de Limoges, de Sèvres ou de Meissen déclinent le même objet en céramique à décors peints. Le cristal taillé de Baccarat ou de Saint-Louis, associé parfois à des montures de bronze doré, complète ce panorama de matériaux nobles.

Les formes évoluent avec les styles : sobriété néoclassique sous le Second Empire, ornements naturalistes à l'époque victorienne, lignes sinueuses et émaux caractéristiques de l'Art nouveau, géométrie affirmée de l'Art déco dans les années 1920-1930. Certains modèles intègrent des mécanismes d'escamotage ou des réceptacles amovibles, témoignant d'un souci de praticité autant que d'élégance.

Pour évaluer un cendrier ancien, le collectionneur portera son attention sur plusieurs points essentiels : la présence et la lisibilité des poinçons de garantie et de titre pour les pièces en argent, l'intégrité des dorures ou des émaux, l'absence de fissures sur le cristal ou la porcelaine, et, le cas échéant, le bon fonctionnement des mécanismes articulés. Une signature de fabricant gravée ou une marque de manufacture identifiable renforce sensiblement l'intérêt historique et la valeur marchande de la pièce.

الحرفيون والدور في هذه الفئة

فئات ذات صلة